Skøg : du mobilier en kit éco-responsable

Camille Crépin, fondateur de Skøg Wood Design

Un wood addict

Portrait de Camille Crépin

Camille Crépin a commencé chez les Compagnons du Devoir en tant que menuisier/charpentier. Il a ensuite obtenu un BTS au Lycée Technique National du Bois dans le Jura. Cette passion pour le bois n’est pas nouvelle car depuis qu’il est adolescent, Camille crée et fabrique des objets et des meubles en bois !

Animateur d’ateliers bois

Camille Crépin est également instructeur au Techshop de Lille, l’un des plus grands fablabs d’Europe (2400 m2 s’il vous plaît !). Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un fablab, il faut vous imaginer un immense laboratoire de fabrication, des ateliers et des outils mis à disposition pour permettre aux gens d’apprendre à créer par eux-mêmes. Camille y anime des formations et des ateliers au sein de l’atelier. En 2018 et 2019, il remporte deux fois de suite une distinction au salon Maker Faire de Lille. Fort de cette reconnaissance, il décide de créer sa propre entreprise de mobilier éco-responsable. Skøg, qui signifie « forêt » en finlandais, est né.

Le concept de Skøg

Des meubles en kit nouvelle génération

Skøg est né de l’envie de réinventer le mobilier en kit, pour qu’il ne soit plus nocif. En effet, les meubles en kit tels que nous les connaissons aujourd’hui sont tous fabriqués à partir de panneaux de particules collés (aggloméré, MDF, carton alvéolaire).

Or, ces matériaux dégagent des gaz cancérigènes dans nos intérieurs, plusieurs mois après leur installation. De plus, ces matériaux sont fragiles, ils ne sont pas conçus pour durer dans le temps ni pour être démontés. Enfin, la multitude de quincaillerie nécessaire ne facilite pas le recyclage en fin de vie.

Le pari du responsable

Skøg fait le pari du changement en inventant un mobilier en kit respectueux de la planète. Ainsi, la marque s’engage à être un acteur pour l’environnement. La conception, la production et la distribution suivent des processus éco-responsables. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement? Voyons cela plus en détail.

Une information transparente

A l’heure où les consommateurs deviennent de plus en plus conscients du coût environnemental de leurs achats, les entreprises voient bien qu’il leur faut être totalement transparentes pour convaincre leur clientèle. Skøg a donc choisi de placer sur chaque produit une étiquette énergétique pour informer ses clients. On pourra ainsi connaître la provenance des matériaux, l’impact de sa production et de sa distribution, son émission de déchets, sa réparabilité et son recyclage dans le temps.

Du mobilier durable

A l’inverse de l’esprit de surconsommation des cinquante dernières années, Skøg fait le choix d’un mobilier de qualité destiné à durer. Pas d’obsolescence programmée ici ! L’entreprise inclut une garantie structurelle à vie et propose à la vente toutes les pièces détachées pour faciliter les réparations.

Du bois responsable

Le mobilier Skøg est fabriqué en bois, principalement du bouleau car c’est un arbre à la croissance rapide. Il est certifié PEFC ou FSC, mentions garantissant un bois issu de forêts gérées durablement. Malgré la polémique actuelle au sujet du label PEFC, il n’existe pas à ce jour d’autres moyens pour le consommateur de s’assurer de la provenance responsable du bois.

Une production réductrice de déchets

La production s’effectue sur une machine à commande numérique. Cet outil permet le calepinage des pièces entre elles afin de minimiser les chutes.

Une notice de déconstruction

Pour faciliter le recyclage des différentes matières, Skøg propose même en ligne une notice de déconstruction. Evidemment, l’idéal est de conserver à vie son meuble !

Le respect de la nature avant tout

Favoriser le reboisement local

Skøg a vraiment pensé à tout ! Associée à Reforest’action, l’entreprise finance la plantation de 1 à 3 arbres pour chaque produit acheté. Et pour bien faire, c’est dans diverses communes de la métropole lilloise que ces arbres seront plantés. Financer un programme de reboisement local grâce à la vente de mobilier éco-responsable : on ne pouvait pas rêver mieux !

transformer les déchets en matière première

En entrepreneur engagé, Camille Crépin continue d‘innover. Il réfléchit actuellement à intégrer dans ses meubles des matériaux fabriqués à partir de produits recyclés. Les plastiques récoltés dans les océans, le caoutchouc issu de l’industrie automobile ou le polyester de l’industrie textile, voilà autant de matières premières qui pourraient servir à créer des meubles Skøg . On est curieux de voir ça ! Et vous?

Coup de coeur pour An°So Design

An°So, c’est la marque d’Anne-Sophie Boucard. Designer diplômée, elle présente d’abord durant 4 ans ses collections dans sa boutique éphémère de Saint Martin de Ré,  avant de fonder sa société An°so design  en 2017. Attirée par le design minimaliste et artisanal, cette créatrice dessine des objets aux formes épurées. Ses matériaux de prédilection sont naturels comme le bois de hêtre non traité ou le rotin. J’ai eu un vrai coup de coeur pour son travail, à la fois simple et raffiné, fruit d’une collaboration étroite avec des artisans et des entreprises françaises. Découvrez une sélection de ses plus belles réalisations, à retrouver sur son e-shop An°So design.

Soliflores AnSo design
Appliques en cannage, Moon, à partir de 299 euros les 3
Fauteuil H, assise en cuir et structure en bois de hêtre naturel, 890 euros
Grand vase en bois de frêne avec vase en verre intégré, 55 euros
Suspension Eclipse 80, 459 euros

5 raisons de passer à la slow déco

Si la « slow déco » ne vous dit toujours rien, voici 5 raisons qui vous la feront aimer !

1. Préserver sa santé

Saviez-vous que l’intérieur de nos maisons est extrêmement pollué? De nombreux meubles neufs, revêtements de sols, papiers peints, peintures acryliques et autres objets utilisés en décoration sont constitués de substances toxiques rejetant dans l’air des composés organiques volatiles (COV) particulièrement dangereux pour notre santé. Sans entrer ici dans les détails (voyez à ce sujet l’excellent article de Nina Chardin sur son site My Green Cocoon), sachez que la slow déco privilégie toujours des matériaux sains, comme le lin, le liège ou le bois massif, mais aussi des peintures écologiques de qualité comme Pure and Paint dont les émissions de COV sont de 0,001g/litre (soit 30 000 fois moins qu’une peinture A+ du grand commerce ! ). Enfin, la slow décoratrice vous invitera toujours à garder vos vieux meubles car leurs émanations toxiques ont en général disparu avec le temps.

2. Faire des économies

Eh oui ! Passer à la slow déco, cela signifie acheter moins d’objets neufs, donc… préserver son budget ! En utilisant du mobilier ancien que vous possédez déjà, vous ne faites aucune nouvelle dépense et, par les temps qui courent, c’est plutôt cool ! Surtout que les meubles vintage sont furieusement tendance et que, même si vous n’aimez pas chiner, il y a tellement de brocantes en ligne aujourd’hui que vous trouverez forcément votre bonheur !

3. Respecter et protéger la nature

Evidemment, la slow déco vise à préserver la nature. Ainsi, en slow déco, le mobilier et les accessoires sont le plus possible dessinés et produits en France, au plus près du consommateur. Il n’est pas question ici de boycotter les artisans étrangers ni les grandes enseignes de la décoration. Mais, si vous devez faire venir votre fauteuil d’Asie du sud-est, vous vous doutez bien que la facture carbone va être salée (comme l’eau de la mer que le dit fauteuil aura traversé pour arriver jusqu’à vous!). Quand d’autres solutions sont possibles, la slow déco les privilégie : chiner un fauteuil en rotin au lieu d’en acheter un neuf fabriqué en Indonésie, c’est protéger la nature en évitant une pollution inutile liée à son transport (et en plus, votre fauteuil sera unique ;-))

4. Valoriser les savoir-faire français

On n’y pense pas toujours mais l’un des nombreux atouts de la slow déco est de valoriser les savoir-faire de nos territoires. En slow déco, on préférera toujours la production d’un petit artisan local à la production impersonnelle des supermarchés de la décoration. Prendre le temps de découvrir les artisans fait partie intégrante de la démarche de slow déco. Car apprendre à connaître chaque personne qui se cache derrière l’objet, c’est donner à cet objet une profondeur particulière, c’est ne pas se contenter de sa valeur décorative mais comprendre qu’il fait partie d’une histoire, de l’histoire des savoir-faire qui se sont transmis de générations en générations jusqu’à nous.

5. Rester en accord avec ses valeurs

Enfin, la slow déco, c’est se faire plaisir sans renier ses valeurs. Parce que se sentir bien chez soi ne doit pas se faire au détriment de notre conscience écologique. Parce que tout le monde a le droit à un espace intérieur sain et harmonieux sans être obligé, pour des raisons économiques, d’acheter des produits toxiques et d’avoir mauvaise conscience. Oui, il est possible de décorer son intérieur de manière éco-responsable. Oui, il est possible d’avoir un intérieur sain, écologique ET beau. C’est tout l’enjeu de la slow décoration.

Bienvenue !

Et voilà ! Le blog que je vous avais promis de créer est en ligne. Vous y trouverez mes inspirations de slow déco, des idées de shopping éco-responsable mais aussi mon travail au sein de l’EDAA. La formation pour devenir décoratrice d’intérieur est en effet un parcours de longue haleine, nécessitant beaucoup d’investissement personnel. Dans la rubrique Team Edaa Deco, vous trouverez donc mes astuces personnelles pour progresser en dessin, mes réalisations et mon travail de communication.

Bonne navigation sur mon site 😉

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