5 semaines pour améliorer sa communication sur Instagram 3/5

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Semaine 3 : organiser son feed Instagram

Coucou la team Edaa ! J’espère que vous avez mis en application les conseils de la semaine dernière ? Mouais… je parie que vous avez déjà tout oublié ! Petit rappel donc. Dans l’épisode précédent, nous avons réfléchi à notre identité visuelle et à la création de notre premier brandboard. Très utile pour définir son univers de marque, le brandboard permet d’avoir un visuel cohérent d’un support de communication à un autre. De cette façon, le client reconnaît votre marque sur votre site internet mais aussi sur vos réseaux sociaux ou votre carte de visite. Aujourd’hui, je voudrais poursuivre cette question de l’harmonie visuelle en m’intéressant à la manière d’organiser son feed Instagram. Vous vous demandez comment vous y prendre? Suivez-moi, c’est parti !

Réussir un feed équilibré et harmonieux demande une bonne organisation car il faut réfléchir à la cohérence visuelle globale et pas seulement à l’esthétique de chaque image.

Diversifier ses publications

La première difficulté quand on débute sur Instagram est de savoir quel genre de publication poster. Au début, j’avais tendance à publier toujours le même type de visuels : des montages comportant plusieurs photos pour illustrer une tendance. Même si ce type de post n’est pas inintéressant, le problème est qu’il crée un feed trop chargé visuellement. Je me suis rendue compte que l’idéal était d’alterner les images plein cadre, les montages photos et les cadres couleurs. Concrètement, cela signifie que sur un carré de 9 publications, vous allez poster environ 5 images en plein cadre (sans texte), 2 montages photos et 2 publications réduites à un fond coloré (avec texte). En procédant de cette manière, vous évitez la surcharge visuelle parce qu’un simple fond coloré est beaucoup plus reposant pour l’oeil qu’une multitude de montages photos.

Créer une harmonie colorée

Maintenant que vous avez diversifié vos publications, il s’agit de les harmoniser entre elles. Vous allez donc créer une harmonie de couleurs afin de rendre votre feed cohérent. Voici comment procéder : choisissez 3 couleurs (une claire, une moyenne et une foncée dans l’idéal). Puis sélectionnez dans vos images celles qui s’harmonisent bien avec ces couleurs. Quand vous aurez publié une dizaine d’images, une harmonie commencera à apparaître naturellement. En intercalant entre ces images un ou deux fonds colorés choisis dans vos teintes, vous obtiendrez un ensemble visuellement harmonieux. Vous pouvez aussi procéder à l’inverse (c’est ce que j’ai fait) : partir des images qui vous inspirent le plus et en extraire les couleurs principales. Selon votre univers personnel, vous choisirez une harmonie monochrome, contrastée ou en camaïeu. Et si vous n’avez vraiment aucune idée de ce qui vous plaît, allez visiter les comptes de studios créatifs, Instagram en regorge !

Créer des rendez-vous hebdomadaires

Votre feed est désormais varié et harmonieux. Vous pouvez maintenant l’organiser sur la semaine de façon à créer des rendez-vous réguliers avec vos abonnés. Moi, par exemple, j’ai pris l’habitude de publier tous les dimanches une petite réflexion en rapport avec mon besoin d’authenticité. Mais vous pouvez faire la même chose avec une citation inspirante, un moodboard, une shopping list, etc. Ce qui va compter, c’est la régularité. Et si vous ne tenez pas le rythme, ce n’est pas très grave ! Vos abonnés ne vous en tiendront pas rigueur si vous oubliez une fois votre publication hebdomadaire !

Voilà, le cours est terminé. Si vous souhaitez relire les cours précédents, rendez-vous ici et . La semaine prochaine, nous verrons comment booster votre entreprise sur Instagram. Je vous donnerai toutes mes astuces pour améliorer votre présentation et mettre en avant vos atouts. Nous verrons également comment fonctionne l’algorithme d’Instagram et ce qu’il faut faire pour être plus visible sur le réseau. Bonne semaine à toutes et à tous (et n’oubliez pas de faire vos devoirs, hein!).

5 semaines pour améliorer sa communication sur Instagram 2/5

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Semaine 2 : réfléchir à son identité visuelle

Coucou la team Edaa ! Cette semaine, nous abordons la deuxième étape indispensable pour améliorer votre communication. J’espère que vous avez fait vos devoirs – comment ça, quels devoirs? Faut lire les articles jusqu’au bout, les ami.e.s !! Bon, petit récapitulatif pour les têtes en l’air. La semaine dernière, nous avons évoqué l’importance de définir son client idéal et de clarifier son offre. Sans ce travail initial, vous risquez de ne pas communiquer efficacement car il est essentiel de savoir précisément ce que l’on vend et à qui. Aujourd’hui, nous abordons la question cruciale de l’identité visuelle. Prêt.e.s à poursuivre ? Allez, c’est parti !

Un logo ne suffit pas!

Non, créer son logo ne veut pas dire que vous avez créé votre identité visuelle. En réalité, le logo devrait être l’aboutissement de votre réflexion et non le point de départ. En effet, un logo concentre toutes les caractéristiques d’une marque. Mais quelles sont ces caractéristiques? Y avez-vous seulement réfléchi? Voilà ce qu’est l’identité visuelle : les différents éléments qui caractérisent votre univers visuel, qui lui donnent une cohérence, une touche reconnaissable entre mille.

brandboard-joli-mess-designer-graphique
Un bel exemple d’identité graphique où le logo reprend les couleurs et l’esprit des images d’inspiration.

Identifiez les valeurs de votre entreprise

Pour trouver votre identité visuelle, vous allez donc, dans un premier temps, vous pencher sur les valeurs de votre projet : quels concepts, quels mots renvoient le mieux à votre univers? Notez tout ce qui vous vient à l’esprit puis réduisez votre liste à 5 mots-clé maximum. Pour vous donner un exemple, voici les mots que j’ai gardés quand j’ai réfléchi à mon projet de décoration intérieure : élégant – authentique – écologique – intemporel – dynamique. Refaites l’exercice deux mois plus tard pour voir si cette liste vous correspond toujours. Souvent, des mots vous semblent moins pertinents, d’autres se précisent. Par exemple, j’ai préféré « éco-responsable » à « écologique » et « terre » à « authentique » qui était un peu vague.

Cherchez l’harmonie qui vous correspond

Maintenant que vous savez à peu près quelles valeurs définissent votre entreprise, vous allez devoir transposer tout ça en images. C’est la phase la plus sympa où vous allez collecter photos, dessins, écritures, bref réunir des modèles qui vous inspirent. N’ayez pas peur de rassembler beaucoup d’images. Le tri se fera naturellement par la suite. Attention toutefois à ne pas vous déterminer trop vite. En effet, le risque est de suivre les tendances au lieu de trouver l’harmonie qui nous est propre. Il ne s’agit pas non plus d’aller complètement à contre-courant des tendances mais de piocher ce qui nous correspond le plus. Soyez patient.e.s et testez. Au bout de quelques mois, vous verrez que certaines images et couleurs vous parlent plus que d’autres.

Créez votre brandboard

Pour finir, vous allez créer votre brandboard, ou tableau de marque en français. Rien de bien compliqué en fait. Il suffit d’aller chercher un template tout prêt sur les nombreux blogs qui en proposent ou de s’en créer un sur Photoshop. Sur cette planche doivent figurer au minimum 6 couleurs (2 claires, 2 moyennes et 2 foncées), 2 ou 3 typographies différentes, quelques images d’inspiration, votre logo et ses déclinaisons. A ce stade de ma formation en déco, je n’ai pas encore déterminé mon logo parce que j’attends d’être sûre de mon orientation professionnelle (décoration intérieure classique? Slow Déco? Aménagement intérieur plutôt que décoration? ). To be continued 😉

Un de mes premiers brandboards avec un essai de logo. Depuis, les couleurs ont beaucoup évolué et je ne sais pas encore si je vais conserver ce logo ou pas. On verra bien quand je serai à la phase 3 de ma formation !

10 conseils pour améliorer ses croquis

Voici un article qui m’a été beaucoup demandé sur Instagram, au moment de la création du blog. N’étant pas du tout experte en dessin, je ne livre ici que des astuces qui m’ont personnellement fait progresser. A vous de piocher ce qui vous intéresse !

1. Etre patient.e !

Eh oui ! Inutile de vous agacer si vos premiers croquis sont ratés, c’est normal ! Le dessin ne s’apprend qu’en pratiquant et quand je dis « pratiquer », c’est reprendre au moins 20 fois le même dessin, s’il le faut! Je le sais d’autant mieux que je dessine depuis que je suis toute petite : combien de fois ai-je recommencé le dessin d’un visage, d’un oeil ou d’une bouche avant d’être satisfaite? Quand j’ai commencé la formation en décoration d’intérieur, j’avais beau savoir (un peu) dessiner, cela ne m’a pas empêché de rater mes premiers croquis comme tout le monde. Donc, ne vous découragez pas si vos (50) premiers dessins ne ressemblent à rien, les progrès finissent par venir 😉

Croquis du café zen version authentique au feutre noir Micron 0,2, après de très nombreux essais

2. Avoir un bon matériel

Comment choisir le bon feutre parmi les dizaines de feutres existants? Quelle graisse de crayon à papier est la meilleure pour faire un croquis ? Même si chaque créatif développe avec le temps ses propres outils de prédilection, tous possèdent un très bon matériel de base. Essayez les feutres noirs Micron, comparez le rendu avec un feutre bon marché et vous verrez tout de suite la différence ! En ce qui concerne les crayons à papier, j’aurais tendance à exclure tous ceux qui sont en-dessous du HB avec une préférence pour le 2B. La raison est simple : plus le crayon est gras, plus il est facile à gommer. Enfin, les premiers temps, entraînez-vous sur du brouillon. Ne gâchez pas un joli carnet tout neuf pour vos premiers essais : vous risquez d’être déçu.e.s et votre motivation pourrait en prendre un coup !

3. Porter un regard critique sur son travail

Ce conseil est très important pour progresser : si vous vous contentez de vos premiers essais, vous aurez un jugement faussé sur vos travaux. Même si ce n’est pas très agréable, il faut accepter la critique des autres mais aussi exercer son auto-critique. Tant que vous voyez des défauts, il faut vous corriger. Ce n’est pas pour rien que l’école nous demande régulièrement d’analyser nos dessins. On ne peut corriger les erreurs que si on s’est habitué à les repérer ! Soyez humbles à la fin d’un dessin. Demandez-vous le plus objectivement possible ce qui est réussi et ce qui l’est moins. Sans vous accabler de reproches ni d’éloges, constatez les progrès que vous avez faits ET les points sur lesquels vous devez encore travailler.

Croquis du café Zen version douceur d’Asie. Notez les formes très inexactes des miroirs sur le mur de gauche et les erreurs de reflets, à droite.

4. Travailler par séries

Une fois que l’on a identifié ses principales difficultés, il est très utile de procéder par séries pour améliorer un défaut ponctuel. Par exemple, si vous ratez systématiquement le dessin des chaises, il ne servira à rien de refaire le croquis entier d’une pièce pour y arriver. Vous aurez plutôt intérêt à faire des lignes de chaises, comme on faisait des lignes de lettres à l’école. J’ai pratiqué cet exercice pour les canapés qui me posaient difficulté : en tirant 3 lignes horizontales à peu près équidistantes, je délimitais la base du canapé, la base de l’assise et le haut du canapé. A force de répéter le dessin, j’ai fini par mémoriser les proportions, ce qui m’a été bien utile par la suite.

Canapés en série

5. Reproduire des croquis réussis

Là encore, il faut faire preuve de patience mais c’est un exercice très efficace pour s’améliorer. Choisissez le croquis d’une décoratrice d’intérieur talentueuse (au hasard, Anne-Sophie Baryga de Sodeco), imprimez-le puis placez-le sur une vitre (ou sur une tablette lumineuse). Calez une feuille assez transparente par-dessus et recopiez ! En reprenant le tracé d’un croquis réussi, on intègre mieux les règles de la perspective. Au lieu de chercher à comprendre, il vaut mieux parfois pratiquer !

Croquis couleur par Anne-Sophie Baryga de Sodeco

6. Décomposer les objets en formes simples

Si dessiner une table en perspective peut être relativement simple, on commence à avoir des sueurs froides face à des formes plus complexes comme l’arrondi d’un fauteuil. Heureusement, il est toujours possible de simplifier ces formes en cubes ou en sphères. Prenons une chaise par exemple. Le dessin de cette chaise entre dans un pavé (un rectangle en 3D) qu’il est assez simple de dessiner en perspective. Une fois que vous avez dessiné les contours de ce pavé, il n’y a plus qu’à repérer la hauteur de l’assise pour dessiner les pieds, l’assise et le dossier. On dessinera de la même manière une forme ronde en l’insérant dans une sphère (un cercle en 3D). Pour le dessin pas à pas d’une chaise en perspective à deux points de fuite, je vous recommande le très bon site dessindigo.com d’où j’ai tiré les images ci-dessous.

Point de départ du dessin d’une chaise en perspective à 2 points de fuite. On voit déjà apparaître l’emplacement de la future assise dans le volume global. Image dessindigo.com.
Dessin progressif de la chaise à l’intérieur du volume

7. Faire des pauses

Bon, ce n’est pas vraiment comme ça que vous allez vous améliorer en dessin mais, au moins, vous aérerez votre cerveau et c’est absolument nécessaire. Comme pour tout apprentissage (j’en sais quelque chose, croyez-moi), il y a un temps pour intégrer les nouvelles informations et un temps pour les digérer. Ce n’est pas en vous bourrant le cerveau jusqu’à la nausée que vous apprendrez mieux. Dans le pire des cas, vous risquez même l’allergie, ce qui n’est pas souhaitable (vous imaginez si à la vue d’un stylo, vous vous mettiez à avoir des boutons!!). Quand vous sentez que vous n’y arrivez plus, faites donc une pause. Laissez reposer vos croquis comme une bonne pâte. Ils seront bien meilleurs quand vous les reprendrez !

8. Observer le jeu des ombres

Quand vous commencez à être un peu plus à l’aise avec la perspective, vous pouvez commencer à travailler les ombres grâce auxquelles le dessin prend vie. Dans un premier temps, prenez un objet de forme très simple (un cube, dans l’idéal), placez-le près d’une source lumineuse et observez le placement naturel des ombres. Si la lumière éclaire le haut d’un cube posé sur une table, les faces dans l’ombre ne seront pas les mêmes que si la lumière vient de droite ou de gauche. De plus, si votre objet possède ses ombres propres, il projette également une ombre au sol qu’on appelle l’ombre portée. Le tracé exact de cette ombre est un peu plus technique car il varie en fonction de la forme de l’objet mais aussi en fonction du type de lumière qui l’éclaire (voir l’article très détaillé http://dciner.fr/dessiner-les-ombres-en-perspective/ ).

La face éclairée du cube reste blanche, tandis que la face latérale la plus éloignée de la lumière est noire. La face du dessus, moyennement éclairée, est juste grisée.
En couleur, le principe reste le même. Ici, la lumière venant du dessus, les ombres ont changé de position sur les faces du cube.
Ombres et lumières d’un même objet selon le type de lumière. Image tirée du site dciner.fr

9. Travailler les textures

Une fois que vous maîtrisez bien le fonctionnement des ombres, vous pouvez vous exercer à dessiner les textures comme le bois, le velours, l’acier, le verre… Contrairement à ce que l’on croit, la couleur n’a rien à voir avec la texture. Par exemple, vous pouvez colorier en gris une surface sans qu’on sache si cette surface est de l’ardoise, du béton, de la pierre ou du lino. Ce sont des traits que vous allez répéter sur la surface qui créeront l’illusion de la matière. Pour imiter le bois, on peut dessiner les lignes irrégulières du veinage. Il suffit de dessiner des petits points aléatoires sur une surface pour donner l’illusion de la pierre. Enfin, pour imiter le verre ou une matière réfléchissante, on trace des petites lignes qui vont représenter les reflets.

Textures de bois au feutre à alcool (image @cameronbdl)
Croquis @fortinterieur. Observez les petites lignes tracées à la surface des miroirs, la netteté de la ligne de lumière sur le laiton des éclairages, les petits traits blancs sur les serviettes éponges noires.

10. Ne pas passer trop de temps sur ses croquis

Voilà un ultime conseil que je me donne souvent à moi-même ! Passer trop de temps sur un croquis signifie qu’on est entré trop loin dans les détails. Or un croquis réussi est un croquis rapide. Plus vous surchargez votre dessin, moins il est lisible. En la matière donc, j’ai encore beaucoup de travail mais je ne me décourage pas (voir conseil n° 1 !).